from ARVERNE GROUP S.A. (isin : FR001400JWR8)
ARVERNE GROUP: Premier semestre 2026 Croissance de 60,1 % du volume d’activité brut, à 16,8 M€ Des performances opérationnelles supérieures aux attentes
ARVERNE GROUP Premier semestre 2026 Croissance de 60,1 % du volume d’activité brut, à 16,8 M€ Des performances opérationnelles supérieures aux attentes
Métaux critiques - projet Lithium de France
Chaleur & Froid
Forages & travaux
Une dynamique soutenue depuis la clôture du semestre
Objectifs 2026 et trajectoire Dual Flow confirmés
Pau, le 23 septembre 2026 - Arverne (FR001400JWR8 - ARVEN), 1er fournisseur français de solutions géothermales, annonce ses résultats semestriels 2026. Pierre Brossollet, fondateur et Président Directeur Général d’Arverne, déclare : « Nous avons réalisé l’ensemble des jalons clés de la phase pré-industrielle de Lithium de France, avec des résultats qui dépassent nos prévisions initiales. Parallèlement, nous avons franchi un cap dans le développement de notre solution Chaleur & Froid avec la création de la Francilienne de Géothermie et la mise en production annoncée de nos premières ventes de chaleur renouvelable dès cet hiver. Renforcés par le soutien de nos partenaires financiers, par une visibilité accrue sur le potentiel de nos ressources et par de nouvelles perspectives de développement, nous abordons avec confiance la prochaine phase de croissance d’Arverne. » PERFORMANCES PAR ACTIVITÉS
Volume d’activité brut[2] porté à 16,8 M€ au S1 2026, en forte progression de +60,1 % par rapport au S1 2025.
Sur la période, le forage constitue la principale contribution au chiffre d’affaires consolidé. Cette activité reflète notamment la réalisation en interne des travaux stratégiques d’Arverne, conformément au modèle d’intégration verticale.
MÉTAUX CRITIQUES PROJET LITHIUM DE FRANCE : résultats remarquables de la phase pré-industrielle Fidèle aux engagements pris en mars 2025, Arverne a réalisé en 18 mois les étapes clés de la phase pré-industrielle et mis en place les financements nécessaires à celle-ci.
Les équipes du projet Lithium de France et celles de Forages & Travaux ont réalisé avec succès le forage des deux premiers puits géothermiques à Schwabwiller. Cette réussite technique majeure confirme la qualité du sous-sol alsacien et valide la stratégie d’intégration verticale, fondée sur la maîtrise des compétences clés que sont la connaissance du sous-sol et du forage.
Les résultats des tests des deux puits forés dépassent les hypothèses hautes retenues lors des études préalables. Le premier puits a atteint un débit stabilisé de 275 m³/h (contre 250 m³/h estimés), une température de 145°C (contre 130°C attendus) et une productivité de 10 L/s/bar, tandis que le second a affiché un débit stabilisé de 325 m³/h (contre 200 m³/h) et une productivité exceptionnelle de 20 L/s/bar (contre 2,5 L/s/bar). Les deux puits ont révélé une teneur homogène de 180 mg/l de lithium dans l’eau géothermale. Le test de circulation a confirmé le fonctionnement du doublet à son débit nominal, sans sismicité induite détectée et dans les conditions de pression et de température prévues pour l’exploitation. Les caractéristiques de l’eau géothermale se sont révélées stables et particulièrement favorables à la production de chaleur et de lithium. Les observations réalisées sur les deux puits ont également permis de confirmer leur parfaite connexion hydraulique.
Le démonstrateur est opérationnel depuis juin 2026. Les premiers essais ont démontré le bon fonctionnement de la technologie d’extraction directe du lithium (DLE), avec des performances conformes aux objectifs en matière de concentration et de rendement. Connecté depuis cet été à l’eau géothermale du puits producteur, il a également validé avec succès son exploitation continue 24h/24 et 7j/7. Les premières analyses confirment l’excellente performance du procédé et constituent une étape majeure de dérisquage du projet.
Sedgman a mené l’étude FEED du projet Lithium de France, étape clé vers la finalisation de la DFS. Achevée en septembre 2026, cette étude a défini les installations nécessaires à la production de 5 000 t/an de carbonate de lithium qualité batterie. Ses conclusions alimenteront les résultats de la DFS attendus d’ici la fin de l’année 2026.
Au cours du semestre, Lithium de France a sécurisé une première tranche de financement de 29,3 M€[3] sous forme d’obligations convertibles, intégralement souscrite par Arverne et Equinor Ventures, avant une seconde tranche attendue au second semestre. Cette opération témoigne de la confiance renouvelée de ses partenaires dans ses perspectives de développement.
En septembre 2026[4], une évaluation indépendante réalisée par Sproule ERCE a estimé les ressources indiquées (indicated) et déduites (inferred) de Lithium de France à 26 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium (LCE) et son potentiel total d’exploration jusqu’à 43 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium (LCE). Ces résultats renforcent la visibilité de long terme du projet. La prochaine étape clé sera la certification des réserves, attendue au premier trimestre 2027.
Les avancées réalisées renforcent la bancabilité du projet Lithium de France et sa capacité à mobiliser des financements internationaux. Les études de bancabilité et l’évaluation indépendante des ressources confirment sa robustesse économique et la valeur de ses actifs. Avec l’appui de Macquarie et de Crédit Agricole CIB, une stratégie de financement a été définie en vue de sécuriser une première tranche de dette senior en 2027. L’intérêt exprimé par les prêteurs potentiels, la désignation de leurs conseillers techniques et l’achèvement de l'Étude préliminaire d'Impact Environnemental et Social d’ici fin 2026 constituent des jalons clés du processus de financement. De plus, l’éligibilité à la Garantie de Projet Stratégique (GPS) de Bpifrance renforce son profil de crédit et son attractivité auprès des financeurs.
Avec une capacité cible d’environ 27 000 tonnes de LCE par an pendant plus de 30 ans, le projet est idéalement positionné pour répondre aux besoins croissants de la chaîne de valeur européenne des batteries tout en contribuant à la décarbonation des usages de chaleur. Alors que la demande en lithium connaît une forte croissance, Lithium de France poursuit ses discussions avec de potentiels partenaires commerciaux en vue de conclure de nouveaux contrats d’enlèvement. Un premier contrat a déjà été signé avec Renault Group portant sur 25 000 tonnes de lithium sur cinq ans. Parallèlement, Lithium de France accélère la valorisation de sa chaleur renouvelable, notamment à travers un protocole d’accord de distribution de chaleur pour l’Alsace conclu avec Primeo Energie France.
Le projet Lithium de France franchira plusieurs étapes clés de dé-risquage[5], de financement et d’industrialisation. Après la validation du procédé DLE, la certification des réserves, l’accélération des forages et la décision finale d’investissement (FID) en 2027, le projet entrera en phase de construction en 2028 avec sa première centrale géothermique et sa première unité industrielle d’extraction et de conversion du lithium. Ces jalons permettront la première commercialisation de lithium géothermal et la génération des premiers revenus du projet.
L’AUVERGNE : nouvel axe de croissance Postérieurement à la clôture semestrielle, Arverne a obtenu un nouveau PER de lithium géothermal en Auvergne[6], renforçant son portefeuille d’actifs stratégiques. Ce permis offre un nouvel axe de croissance avec la perspective d’un projet intégré associant chaleur renouvelable et lithium géothermal, dans la continuité du modèle développé en Alsace.
CHALEUR & FROID
Au cours du semestre, Arverne a franchi une étape structurante pour sa solution Chaleur & Froid avec la création de la Francilienne de Géothermie aux côtés de la Banque des Territoires. Détenue à 72 % par Arverne Chaleur & Froid et à 28 % par la Banque des Territoires, cette plateforme d’investissement dédiée aux projets géothermiques franciliens s’appuie sur un engagement initial des partenaires pouvant atteindre 45,1 M€ de fonds propres pour le développement de cinq projets. Ce partenariat illustre la capacité d’Arverne à structurer des véhicules de financement destinés à accélérer le déploiement de la géothermie et la décarbonation des réseaux de chaleur urbains.
Le semestre a également été marqué par le lancement à Serres-Castet du premier projet de production et de vente de chaleur et de froid renouvelables d’Arverne, en partenariat avec Crédit Agricole Pyrénées Gascogne Energies Nouvelles. Avec une première production attendue dès cet hiver, ce projet constitue la première réalisation opérationnelle de la coentreprise dédiée au déploiement de solutions de géothermie de surface financées en tiers-investissement. Véritable vitrine du modèle intégré, ce projet illustre une approche innovante pour accélérer l’adoption de la géothermie de surface. Grâce à une offre clé en main sans investissement initial, les partenaires assurent le financement, la conception, l’exploitation et la maintenance des installations, facilitant l’accès des entreprises et des collectivités à une énergie locale, pilotable, décarbonée et compétitive.
Le premier semestre 2026 a été marqué par plusieurs évolutions favorables à la géothermie de surface. Le relèvement de 500 kW à 2 MW du seuil des installations sur sondes réalisables sous simple déclaration élargit significativement le marché adressable. L’entrée en vigueur de la sixième période des certificats d’économies d’énergie (CEE), désormais ouverte aux échangeurs géothermiques, renforce également la compétitivité de ces solutions. Enfin, la multiplication des épisodes de fortes chaleurs accélère le recours au géocooling[7], une réponse efficace aux enjeux d’adaptation climatique, d’efficacité énergétique et de maîtrise des coûts. Arverne développe ainsi un modèle de réseaux géothermiques autonomes destiné aux collectivités, zones d’activités et ensembles immobiliers éloignés des infrastructures existantes. Ce modèle intégré de production et de vente d’énergie permet de fournir de la chaleur et du froid décarbonés dans le cadre de contrats de long terme générant des revenus récurrents. Dans le cadre de la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3), feuille de route de l’État pour le développement des énergies décarbonées, qui vise 15 à 18 TWh de géothermie de surface en France, Arverne se positionne sur un segment de marché d’environ 1,6 TWh, correspondant à près de 250 réseaux autonomes et à un potentiel de revenus récurrents annuels d’environ 250 M€. Avec un investissement d’environ 8 M€, chaque projet vise à générer près de 40 M€ de chiffre d’affaires sur 50 ans, grâce à une production annuelle d’environ 6,5 GWh de chaleur et de froid valorisée à un prix moyen de 130 €/MWh. Le modèle cible une marge d’EBITDA de 65 % à 70 % et un TRI des fonds propres de 8 % à 10 %.
FORAGES ET TRAVAUX
Le chiffre d’affaires consolidé de l’activité forage profond s’établit à 7,4 M€ au premier semestre 2026. Il reflète principalement la contribution du chantier Safran, achevé en mars 2026, après une reconnaissance partielle des revenus au quatrième trimestre 2025. À titre de comparaison, le premier semestre 2025 intégrait la finalisation du chantier pour l’Aéroport de Paris en février 2025. Cette opération a également marqué la première mise en œuvre du B18, nouvel appareil de forage développé pour les projets urbains à faible impact environnemental. Par ailleurs, la progression des travaux réalisés pour les projets d’Arverne illustre la mise en œuvre de la stratégie d’intégration verticale, qui mobilise prioritairement ses capacités de forage au service du développement de ses propres actifs.
Les opérations de forage du premier puits géothermal du projet Lithium de France, réalisées pour compte propre, ont débuté fin novembre 2025 et se sont achevées trois mois plus tard. Le second puits, démarré en mars 2026, a été finalisé en juin. Représentant un volume d’activité brut de 7,9 M€, ces réalisations témoignent de l’excellence opérationnelle d’Arverne et de sa capacité à maîtriser l’ensemble de la chaîne d’exécution, de la préparation des opérations au respect des calendriers de développement.
Le chiffre d’affaires total de DrillHeat s’établit à 3,0 M€ au S1 2026 en croissance de +13,4%. Cette dynamique s’est concrétisée par le lancement à Serres-Castet du premier projet de production et vente de chaleur et de froid renouvelables. Le semestre a été marqué par plusieurs réalisations structurantes pour DrillHeat : l’achèvement de son 100ᵉ projet avec GreenTech, le démarrage pour Icade de son plus important chantier à ce jour à Roquebrune-Cap-Martin, et l’avancement à Valençay d’un réseau géothermique autonome au service de plusieurs bâtiments publics. Par ailleurs, Arverne a conclu un accord de référencement national avec E.Leclerc pour déployer des solutions géothermiques au sein de son parc de magasins, confirmant son savoir-faire et ouvrant de nouvelles perspectives dans le tertiaire. Le Groupe a également renforcé son ancrage dans le Sud-Ouest avec la création d’une coentreprise avec Sogeba, entreprise régionale spécialisée dans les infrastructures et les travaux publics, afin d’accélérer le déploiement de solutions de géothermie de surface pour les collectivités et les acteurs privés. La dynamique commerciale demeure soutenue. Les consultations sont en forte augmentation, notamment dans les secteurs de l'éducation, du tertiaire et de la logistique. Face à une demande supérieure à ses capacités actuelles, Arverne poursuit l'augmentation de ses moyens humains et matériels afin de répondre à l'essor du marché. RÉSULTATS FINANCIERS
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